Actualité Régionale de CAP 21 en Région Centre
Suite à la décision prise par le préfet d'abaisser définitivement le barrage de Blois, un collectif s'est créé sous l'appellation : “ l'Avenir du fleuve se construit sans barrage ”. Ce collectif se compose des représentants des associations suivantes : Fédération du Loir-et-Cher pour la pêche et la protection des milieux aquatiques (17.000 pêcheurs), Observatoire Loire (60 adhérents), Maison de la Loire du Loir-et-Cher (68 adhérents), Loir-et-Cher Nature (120 adhérents), Perche Nature (100 adhérents), Sologne Nature Environnement (350 adhérents), Val de Châteaux Canoë-Kayak (1.500 pratiquants), Comité du Verdelet (420 adhérents). Il revendique également le parrainage de Jean-François Deniau, académicien. Dans un communiqué, le collectif juge « réaliste et responsable » la décision de l'État, qui confirme et renforce tout le travail environnemental (bon état écologique, directive européenne, restauration des espèces migratrices) engagé depuis plus de 15 ans sur l'ensemble de l'axe Loire - Allier. Estimant avoir démontré que « la reconstruction du barrage irait à l'encontre de tous les grands principes actuels qui encadrent la gestion et la protection de l'environnement », le collectif préconise un projet environnemental et touristique autour du site du « Lac de Loire » à l'image de l'Ecopôle du Forez (Haute-Loire) qui accueille déjà plus 15.000 scolaires et 50.000 visiteurs par an. Génératrice d'emplois, cette structure à vocation pédagogique est à ses yeux « un exemple de gestion pour un développement durable ». Aux activités de s'adapter au fleuve Il se déclare, par ailleurs, partisan d'une alternative adaptée et permanente (hors lit mineur) pour certaines activités nautiques sportives. « La philosophie majeure du Plan Loire grandeur nature (sur l'ensemble du territoire ligérien) est précise : c'est aux activités de s'adapter au fleuve et non le contraire ». Le collectif s'élève enfin contre l'expression « mensonge écologique, technique, et financier » qui a été employée par les défenseurs du barrage. « Depuis début juillet, l'association Loire Grands Migrateurs a noté une augmentation de 400 % des effectifs de grandes aloses en amont de Blois », assure-t-il. « Même si on n'est pas d'accord avec une décision, on peut respecter les paroles des techniciens, des élus et des représentants de l'État. C'est dans la sérénité et l'esprit de responsabilité de chacun que l'on construira une stratégie d'animation durable. » SOURCE NRCO |