Sud-Ouest, 15 septembre 2005 - « Le problème est simple. Que préférez-vous lire sur un panneau annonçant la vente de champignons : cèpes de Corrèze ou bien cèpes d'Ukraine cueillis dans la région de Tchernobyl, girolles du Morvan ou bien girolles de Biélorussie ? », interroge Bernard Médina, directeur du laboratoire de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) de Bordeaux. Alors, depuis plusieurs années, certains marchands n'hésitent pas à « franciser » les champignons qu'ils vendent, ce qui constitue un délit, puisqu'on trompe le consommateur sur l'origine d'un produit. Un produit acheté bon marché, de surcroît, et revendu au tarif qui serait celui pratiqué pour un champignon du pays (1). Même si les amateurs de champignons commencent &agrav e; se montrer méfiants par...
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