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Actualité Régionale de CAP 21 en Région Centre

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INDRE : EAU, L'HEURS EST AUX INTERDICTIONS

Eau dans l'Indre : l'heure est aux interdictions
( 25/06/2005 )

Le préfet de l'Indre a signé hier un arrêté instaurant des interdictions d'usage de l'eau, applicables depuis ce samedi matin et jusqu'au 15 octobre.
 

Il fallait s'y attendre, comme nous vous le disions dans notre édition de vendredi. C'est donc fait. Pour les particuliers habitants de l'Indre, cela se traduit concrètement par l'interdiction de laver son automobile en dehors d'une station de lavage, d'arroser les pelouses ou de remplir les piscines privées.

Pour les agriculteurs du département et selon l'endroit où se trouve leur exploitation, les mesures vont du plan d'alerte au plan de crise. Pour eux, les pompages en cours d'eau ou nappes sont soit autorisés une partie de la journée seulement (l'après-midi), soit carrément interdits. C'est le cas notamment pour les agriculteurs dont les terres se trouvent sur les bassins versants de l'Herbon, de l'Anglin en amont, de l'Indrois, du Brion, de l'Allemette, de l'Igneraie, de la Grosse planche et de la Vignole.

Ces interdictions sont à géométrie variable. Elles prennent en compte la nécessité de préserver la ressource en eau et le besoin de ne pas bloquer la machine économique. C'est ce qui explique la possibilité laissée, selon les secteurs, aux agriculteurs de pomper. C'est ce qui explique aussi des mesures — surprenantes au premier abord — de l'arrêté préfectoral. Ainsi, il décide l'interdiction de l'arrosage des terrains de sport, mais autorise celle des greens des terrains de golf.

Quant aux practices et fairways, leur arrosage est juste limité (la nuit). On pourrait y voir l'intervention du lobby des golfeurs, ce que dément Emmanuel Aubry, le secrétaire général de la préfecture de l'Indre. « Un green, c'est 120.000 € et ça a un intérêt touristique, donc économique », explique-t-il. C'est ce respect de l'intérêt « touristique donc économique » qui sauve pour l'instant les espaces verts en massifs fleuris que les collectivités vont pouvoir continuer d'arroser. De même, l'arrêté reconnaît l'intérêt économique pour le particulier des légumes du jardin : les potagers destinés à la consommation peuvent toujours être arrosés.

Nous sommes donc en situation de restriction, mais devra-t-on aller plus loin s'il ne se met pas à pleuvoir abondamment. Oui, confirme Emmanuel Aubry : s'il ne se met pas à pleuvoir abondamment, un arrêté plus rigoureux pourra être pris par le préfet.


Christophe COLINET NOUVELLE REPUBLIQUE

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