| Le 24 mars dernier, le conseil dAgglO a choisi de doter la 2e ligne est-ouest dun mode fer. Le tracé définitif, long de 12,3 km, ne sera connu que le 12 juillet, le temps détudier les différentes variantes dans la traversée dOrléans. 27 stations /http%3A%2F%2Fwww.ville-orleans.fr%2Fassets%2Fimages%2Fpicto-trace-tram.gif) | Cest un tramway qui traversera, à l'horizon 2010, l'agglomération d'ouest en est. Le conseil de communauté dagglomération s'est prononcé, le 24 mars dernier, en faveur du mode fer et opté pour un tracé de 12,3 km, doté de 27 stations, qui reliera les communes de La Chapelle-St-Mesmin à partir de la zone de la Chistera, St-Jean-de-la-Ruelle, Orléans et St-Jean-de Braye jusqu'au terminus gare. Toutefois, le tracé définitif, qui sera soumis à l'enquête publique, ne sera connu que le 12 juillet prochain, ce délai supplémentaire devant servir à étudier les différentes variantes dans la traversée d'Orléans notamment, ainsi que les aménagements urbains à réaliser.
Un fournisseur unique
Le choix du mode fer intervient après une procédure de dialogue compétitif permis par le nouveau code des marchés publics, au cours duquel six candidats en bus guidé, en tram sur pneus et en trams sur fer ont présenté un projet tenant compte des besoins définis par la collectivité. À savoir : le transport d'au moins 1 000 voyageurs par heure et par sens, l'absence de caténaires en centre-ville d'Orléans, le respect des contraintes liées aux convois exceptionnels sans limitation de hauteur et l'obligation de qualité du service notamment en ce qui concerne le bruit. « Le constructeur du matériel roulant, connu en 2006, aura d'ailleurs la responsabilité aussi de réaliser la plate-forme, signale Charles-Éric Lemaignen, président de l'AgglO, car il convient de tirer la leçon des difficultés de la 1re ligne. Une vraie concurrence sera conservée, il ne s'agira donc pas nécessairement du même matériel que celui que les habitants connaissent aujourd'hui ».
Budget serré /http%3A%2F%2Fwww.ville-orleans.fr%2Fassets%2Fimages%2Ftram01.jpg) | Dernière contrainte, et non des moindres : les ressources financières ! Le dialogue compétitif a montré que, sur un tracé de 21 km, des problèmes d'évolution ou d'homologation se posaient chez les bus guidés, d'autonomie pour les trams sur pneus et de coût d'investissement pour le tramway « entre 365 et 396 ME, c'était trop pour le budget de l'AgglO, indique Charles-Éric Lemaignen. Avec un tracé court, les écarts de coût se réduisent entre les modes. » L'AgglO a donc privilégié le tramway, « un mode éprouvé, qui permet la meilleure inter-opérabilité avec la 1re ligne », souligne Charles-Éric Lemaignen. Le coût du projet oscille entre 252 et 288 millions d'euros, financés à 65 % par l'emprunt. Auxquels s'ajoutent les participations du Conseil général et de la Région, attendues, et l'effort conséquent de l'AgglO qui prévoit de sortir 60 ME de son budget principal entre 2007 et 2016.
|