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Actualité Régionale de CAP 21 en Région Centre

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Grippe aviaire

> Les différents centres hospitaliers du Loiret ont récemment reçu d'énormes quantités de masques de protection, réservés au personnel soignant.

> Du matériel qui vient compléter tout un dispositif de prévention.
« On est en alerte et on travaille beaucoup sur le sujet. » Les services vétérinaires du Loiret parlent de la grippe aviaire qui vient de franchir de nouveaux pas en Europe. Mais ce n'est pas le seul organisme à se pencher sur la question, loin de là.

Les hôpitaux du Loiret viennent, en effet, de stocker d'immenses quantités de masques de protection. Le centre hospitalier régional d'Orléans (CHRO) en a ainsi reçu quelque 260.000 auxquels s'ajoutent les 120.000 que se partagent Gien et Pithiviers. Des lots que le gouvernement avait précommandés, mais que le CHRO a financés pour 160.000 €. « Normalement, on va être remboursés », glisse le pharmacien-chef, Pierre Plocco. Tout le département est couvert, puisque le centre hospitalier d'Amilly a réceptionné hier 126.720 autres masques.

Mais attention, ces 500.000 pièces sont uniquement destinées au personnel soignant. Et l'approvisionnement pour la population n'est pas encore à l'ordre du jour.

Hermétiques, ces protections blanches en forme de bec de canard sont à usage unique et « doivent être jetées après chaque contact avec une personne contaminée, dans des sacs spéciaux qui finissent incinérés », précise Thierry Prazuck, chef du service des maladies infectieuses au CHRO. Seule surprise : en raison du coût de la main d'oeuvre, elles ont été fabriquées en Asie du Sud-Est Ces masques « réservés grippe aviaire », comme indiqués sur les cartons, complètent le traitement contre le virus : le Tamiflu, en cachets et en sirop, dont le CHRO possède une trentaine de boîtes (notre édition du 21septembre).

Et, en amont, il a également équipé les services d'urgences de « kits grippe aviaire ». Du matériel « pour faire un prélèvement sur un patient, en cas de doute », explique Thierry Prazuck. Le tout s'inscrit dans un plan d'actions dont le CHRO a détaillé chaque niveau. Manque donc plus que le vaccin.

Les chasseurs et les éleveurs en première ligne
Le risque de grippe aviaire concerne d'abord les animaux de plein air que les oiseaux migrateurs pourraient contaminer.
D'une part, les élevages donc. Soit la moitié des 468 cheptels recensés dans le Loiret (parmi lesquels les labels Bio ou Fermier). « On nous a conseillé de ne plus alimenter les animaux dehors et c'est ce que font les éleveurs depuis septembre », souligne Valéry Miermont, président des aviculteurs du Loiret. Il touche aussi les chasseurs à qui l'agence sanitaire rappelle que « l'usage des appelants reste une pratique à haut risque ». « Le risque est maintenant à la remontée des migrateurs au printemps », estime Jean-Michel François, président des chasseurs d'oiseaux migrateurs du Loiret. Les services vétérinaires du Loiret, qui réunissent régulièrement les différents professionnels, attendent les consignes de Paris qui se traduisent souvent par une surveillance des produits importés.
Marie Belhomme
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